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Claude Le Bouthillier :

la plume de l’Acadie s’est envolée

Bas-Caraquet, mercredi 2 mars 2016. Un de nos plus grands écrivains acadiens nous a quittés pour l’éternité.

C’est avec une profonde tristesse que nous vous informons du décès de Claude Le Bouthillier, écrivain et poète, auteur de 18 œuvres littéraires. Il a accueilli sereinement la mort chez lui, entouré de sa famille. Malgré le diagnostic d’un cancer du pancréas pour lequel on lui donnait une espérance de vie de quelques mois, il aura su profiter pleinement de la vie durant près de deux ans.

Il est le récipiendaire d’une douzaine de prix et de distinctions, dont l’Ordre du Canada en 2009, pour son influence et sa contribution à la scène littéraire canadienne, en tant que romancier, chroniqueur et poète, et pour le rôle qu'il a joué dans la renaissance du roman acadien. Il a également reçu, entre autres, les prix France-Acadie, Champlain, Éloizes, le prix quinquennal Antonine Maillet-Acadie-Vie, ainsi que le prix Pascal Poirier décerné par la province du Nouveau-Brunswick pour l’ensemble de son œuvre.

Claude était un être de lumière qui avait l’Acadie, son village et son église natale de Bas-Caraquet ancrés dans le cœur. Ils furent des sources d’inspiration pour toute sa création littéraire, nous offrant un grand roman historique acadien, Le feu du mauvais temps.

« Claude Le Bouthillier, dans une vie qu'il aurait voulu plus longue, a pourtant eu le temps de combler bien des trous dans notre mémoire collective. Son œuvre littéraire et historique a raconté autant notre Acadie perdue que retrouvée, autant nos misères que nos rêves. Il l'a fait avec honnêteté, grandeur et beauté. Je salue l'écrivain, le compatriote et l'homme que j'ai eu le grand bonheur de connaître et d'apprécier. » Antonine Maillet.

Avec ses écrits, Claude a contribué d’une façon édifiante à la reconnaissance et à la pérennité du peuple acadien. Sa passion et sa persévérance ne l’ont jamais quitté. À deux jours de la mort, il a terminé, avec l’aide de son fils Alexandre, son avant-dernière œuvre, un témoignage de reconnaissance adressé à ceux et celles qu’il a aimés : Pas de distance entre nos cœurs, qui paraîtra sous peu. Il laisse dans le deuil sa famille et ses amis, mais il continuera de nous parler à travers ses œuvres dont la liste est disponible sur www.acadie.ca.

Funérailles : https://www.facebook.com/MaisonFuneraireRacicot/posts/509136705877772

Pour information : Lucie Le Bouthillier, 1(506)863-8327, Courriel : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Claude Le Bouthillier (1946-2016) a publié des romans historiques, des romans contemporains et des recueils de poésie. Il a obtenu le prix France-Acadie, le prix Champlain et le prix Éloizes. En 2000, l'auteur s'est vu décerné le prix Pascal-Poirier, pour l'ensemble de son oeuvre. En 2008, il a été finaliste au prix des lecteurs de Radio-Canada et au prix Ringuet de l'Académie des lettres du Québec pour son roman Karma et coups de foudre. Il a été décoré de l'Ordre du Canada en 2009. Entre 2005 et 2011, il fut chroniqueur pour l'Acadie Nouvelle. En 2013, il est devenu le troisième récipiendaire du Prix quinquennal Antonine-Maillet-Acadie Vie.

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Roman policier: Tuer la lumière

Tout va pour le pire au Pic-Enragé, prison à sécurité maximale basée en Acadie. Des morts se succèdent sans qu’on puisse savoir s’il s’agit de suicides ou de meurtres. Pour résoudre le mystère, on a fait appel à la psychologue Marie-Ève Tremblay. Rapidement, elle croit qu’il s’agit de meurtres, mais comment cela est-il possible puisque les morts gisent dans leur cellule cadenassée? Un inspecteur chevronné, Mikis Theodorakis est mandé pour lui venir en aide.

L’énigme persistera jusqu’à ce que l’inspecteur fasse une découverte confirmant l’hypothèse de Marie-Ève Tremblay. Par ailleurs, son mari, Joseph-Adam, romancier et spécialiste de l’histoire des religions, émet l’idée que ces attentats pourraient être l’œuvre d’un groupe secret voué au rétablissement de l’ordre moral dans le monde. Il ignore qu’à Rome une secte dirigée par le cardinal Svorsky et monseigneur Bernini, de la bibliothèque du Vatican, est au cœur des bouleversements qui secouent la prison du Pic-Enragé.

Pour ces deux hauts prélats de la cité vaticane, ces assassinats ne sont que la première étape d’un plan machiavélique dont l’issu globale et fatale ne fait pas de doute pour eux.

Tuer la lumière, un suspense à saveur apocalyptique qui ne nous laisse aucun repos…

***

 

«À en juger par la haine séculaire entre Juifs et musulmans, Bernini y croyait. Il gardait l’espoir que reviendrait la Jérusalem céleste symbolisant le Paradis perdu. Celle-ci descendrait du ciel pour sauver l’humanité, à tout le moins les justes qui auraient survécu. D’une longueur de deux mille trois cents kilomètres et aussi large que haute, avec une muraille à douze portes, la Jérusalem céleste resplendirait d’un éclat semblable à celui d’une pierre de jaspe, transparente comme du cristal. Bernini voulait contribuer à la venue de l’Apocalypse, afin que le Christ apparaisse, avec ses cents quarante-quatre mille guerriers. Il aimait les prophéties qui allaient à l’essentiel, sans nuances ni tergiversations, À l’instar des adeptes de la secte de Caïn, Bernini voulait provoquer la fin du monde. Une sorte de chaos,  […] pour que revienne le Paradis sur terre et que l’Église reprenne le contrôle absolu de la destinée des hommes.»

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